Posts in category Défense


DéfenseLogistique

Un risque consenti Les convois logistiques au Mali : l’anti-Afghanistan

Entretien avec le Colonel Vélut, Chef de Corps du BATLOG et COMSIT
C’est dans le camp de Gao, centre de gravité des opérations situé « à l’emplacement exact où entre 1941 et 1943 une Compagnie Auto du Train des Forces Françaises de l’Afrique organisait des convois au profit de Forces Françaises Libres », que le commandement du Bataillon Logistique (BATLOG) a rapidement été basé afin de pouvoir initialement ravitailler les forces déployées dans le cadre des opérations menées autour de Gao et dans les Adrars. Son Chef de corps – également Chef de corps du 511e Régiment du Train -, le Colonel Jean-Louis Vélut explique dans le cadre de cet entretien réalisé mi-avril que, si l’histoire semble parfois bégayer, Serval augure des opérations logistiques de demain, tant par la nature austère du théâtre et l’optimisation de moyens de plus en plus comptés, que par une adaptation tactique ayant nécessité la mise en œuvre de véritables raids logistiques donnant tout son sens au concept de « combattant-logisticien agissant au cœur et au profit des forces» cher au général Jacquement, commandant la 1ère brigade logistique dont est issu le BATLOG.

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Défense

L’évolution des services aéronautiques de Marshall : du MCO au « Rollfit»

Par le président de Marshall Aerospace and Defense Group, Steve Fitz-Gerald

Maintenir un bon niveau de disponibilité des forces aériennes et assurer l’interopérabilité de ces
dernières sont une préoccupation croissante des alliés à mesure que budgets et plateformes tendent à
diminuer. La tendance vers davantage de recyclage et de polyvalence des capacités permettant de faire face à l’évolution des ressources, des menaces et des missions. Une tendance que le groupe Marshall a su anticiper en travaillant de concert avec les équipementiers (OEM) et les opérationnels (la Royal Air Force en particulier) afin de proposer des solutions de maintien en condition opérationnelle, de modernisation et d’amélioration des aéronefs au meilleur coût et à moindre risque. Fondées sur une solide expérience acquise au fil des ans, ces solutions concernent le C130 et le TriStar, mais également toute une gamme d’avions commerciaux, avions d’affaires et avions dédiés à des missions spéciales. Le CEO de Marshall, Steve Fitz-Gerald, décrit les raisons du succès de solutions testées sur le terrain initialement conçues par ses équipes d’ingénieurs.

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Terre

Le DETAIR de Bamako «une armée en miniature»

Entretien avec le colonel Gilles Bertrand. COMDETAIR

Au plus fort de Serval, le DETAIR de Bamako a compté en termes de moyens offensifs jusqu’à six Mirage 2000D et deux ravitailleurs. Quelques jours avant cet entretien réalisé mi-avril, un redéploiement partiel de la moitié de ce potentiel – trois Mirage et un ravitailleur – vers la base de Nancy venait de se produire dans le cadre du désengagement qui s’amorçait alors. Le colonel Gilles Bertrand commande en métropole la base aérienne de Luxeuil et la base de défense d’Epinal-Luxeuil. Il est aussi délégué militaire départemental de Haute-Saône. Au Mali, il assure les fonctions et responsabilités de commandant du détachement air de Bamako depuis mars, et ce pour la durée normale de quatre mois. Il nous explique les spécificités de son détachement qui compte « trois Mirage 2000, un à deux C135 et un groupe de transport composé de cinq à six Transall, des moyens soit redéployés directement de métropole, soit recyclés à partir des moyens pré-positionnés, ce qui a donné toute sa force à ce dispositif. »

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2013DéfenseNEWS

Mali : les raisons du succès français

01-ii-2013 – Actualité

Par le Général Gaviard
*** Cet article publié par L’Express le 31 janvier 2013 est ici reproduit avec l’accord de l’interviewé.

Propos recueillis par Romain Rosso, publié le 31/01/2013

Surprise et rapidité sont les deux facteurs-clefs du succès militaire français, à ce stade, selon le général Jean-Patrick Gaviard. La sortie de crise, elle, reste à définir.

Quelles sont les raisons, à ce stade, de l’opération Serval, du succès des forces françaises au Mali?

Cette première phase de l’opération repose sur deux éléments importants. Premier facteur: l’importance de la capacité “d’entrée en premier”. Les djihadistes pensaient défaire l’armée malienne, qui était très affaiblie, par une attaque de type classique. Mais ils ont manifestement sous-estimé la capacité de réaction de l’armée française, qui a stoppé leur progression dans le cadre d’un combat symétrique où elle a l’avantage. La surprise et la rapidité sont des fondamentaux des conflits armés. Cette capacité d’entrée en premier, rare en Europe, nécessite d’importants moyens de renseignement, de projection de puissance et de forces. Certes, nos armées frisent parfois la rupture, comme en Libye et même aujourd’hui au Mali. Mais cela demeure un vrai savoir-faire, lié à un entraînement de qualité qu’il conviendra de conserver.

Deuxième facteur, un processus décisionnel unique, qui permet au président de la République, chef des armées, de prendre très rapidement des décisions opérationnelles. Ce processus repose sur la possibilité de réunir, dès qu’il le souhaite, un conseil de défense. Dans cette instance, lui sont exposés la situation et les moyens d’action qu’il pourrait engager ainsi que les risques liés à cet engagement. Les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur (dans le cadre de la menace intérieure) sont présents, ainsi que le chef d’état-major des armées, lequel est le responsable de l’emploi des forces sous l’autorité du président de la République. Cette lourde responsabilité est liée de façon étroite au prix du sang des soldats sous ses ordres.

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Défense

Sécurité : FIPN, une interpellation type à Saint-Denis de la Réunion

Par Stéphane Bommert

29/09/2011 – Le GIPN de la Réunion, dirigé par le Capitaine Rémi Authebon est composé de policiers sélectionnés et recrutés à l’issue de tests spécifiques organisés chaque année pour les unités composantes de la FIPN (Force d’Intervention de la Police Nationale). Le GIPN intervient pour toutes missions potentiellement dangereuses nécessitant la mise en œuvre de moyens d’actions spécifiques ou de techniques particulières. (Prise d’otages, retranchement de forcenés, mutinerie, etc.) Ce groupe de spécialistes de l’intervention est employé sur instruction du Directeur Départemental de la Sécurité Publique en soutien de tous les autres services de police, sur l’ensemble du département, mais également sur l’île de Mayotte située à 2h30 de vol. La technicité demandée pour intégrer l’unité exige un haut niveau de qualifications. Composé de spécialistes en tir, escalade, effraction, sports de combat et protection rapprochée, en outre quatre policiers de ce groupe ont la qualification de négociateur régional.
Le GIPN de la Réunion fait partie intégrante de la FIPN (Force d’Intervention de la Police Nationale), laquelle regroupe les dix GIPN (dont trois outre-mer) avec la brigade anti-commando de la Préfecture de Police de Paris et le RAID échelon central, dont le Chef assure le commandement de cette force.
Classique pour ce Groupe d’Intervention de la Police Nationale (GIPN), l’intervention décrite ici fait partie de ses multiples attributions, mais réglée au millimètre, tout doit se dérouler selon le plan prévu. Les hommes sont entrainés au quotidien dans ce seul et unique but : telle une pièce de théâtre répétée à l’infini, tout doit être parfait…

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Défense

Alain Dupas et Gérard Huber: Géopolitique et accélération des technologies (seconde partie: les secrets de l'innovation)

L’innovation est un processus créatif, qui ne peut s’épanouir que si toute une série de conditions sont réunies : le cas échéant une source de l’échec n’est pas rédhibitoire, au contraire : l’expérience des tentatives passées est valorisée. Esprit « entrepreneurial » et culture du risque se rencontrent tout au long de la Silicon Valley, mais aussi plus généralement dans la « Californie technologique », avec un grand « pôle » voué à la « distraction » (cinéma, télévision, etc.) autour de Los Angeles, et encore plus au sud, dans la région de San Diego, le royaume des télécommunications, du multimédia et des biotechnologies. (…)

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Défense

Alain Dupas et Gérard Huber: Géopolitique et accélération des technologies (première partie)

“Ces dernières années, le développement des sciences et des techniques a connu une accélération extraordinaire, en particulier dans quatre domains clés: l’information, les biotechnologies, les nanotechnologies et les sciences dites « cognitives ».” Ce premier extrait du livre d’Alain Dupas et de Gérard Huber, “La Grande Rupture? L’humanité face à son futur technologique”, décrit en particulier, et dans ce contexte, l’émergence des “BRIC” (Brésil, Russie, Inde et Chine) et le “chamboulement profond de la hiérarchie des PNB mondiaux” qu’il devrait impliquer à l’horizon 2050 : “(…) Ces prévisions paraissaient incroyables et pourtant elles étaient inscrites dans les données économiques qui, année après année, faisaient apparaître des croissances très rapides de la Chine et de l’Inde, avec des taux souvent proches ou supérieurs à 10 %. Comme cela a été mis en exergue au chapitre-1, une croissance soutenue se traduit par une augmentation « exponentielle » du PNB, qui peut être spectaculaire et conduire, en quelques décennies, à des écarts impressionnant entre les pays.

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