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La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a rendu public un rapport le moins instructif sur l’état des unités de Forces Spéciales de l’armée française. Les sénateurs se sont particulièrement intéressés aux équipements très sollicités au cours des opérations spéciales menées par le COS, mais aussi à l’avenir de ce dispositif dont l’articulation est en cours de réflexion. Un rapprochement des unités du Service Action de la DGSE est-il possible ? C’est en tout cas un des points sur lesquels s’interrogent les parlementaires. La question de l’élaboration d’une doctrine pour le COS est également posée par les rapporteurs.

Parmi les points faibles à retenir, il est notamment souligné qu’il est « impératif de modifier les procédures d’acquisition  » pour les unités du COS dénonçant un « système complexe et inadapté ». Le rapport souligne néanmoins plusieurs acquisitions d’équipements permettant d’améliorer les capacités de déploiement et d’intervention des Forces Spéciales, à savoir l’échat des ECUME pour les commandos marine, des propulseurs sous-marins de troisième génération et des Dry Dock Shelters pour les nageurs de combat ou encore de nouveaux matériels avioniques pour les Twin Otter mis en oeuvre par l’escadron Poitou.

 

Quelques données à retenir :

– Les effectifs réels du COS sont de 3019 hommes, les effectifs théoriques sont de 3196 personnels.

– Les effectifs réels des personnels combattants sont de 2774 hommes.

– 400 réservistes sont employés au sein du COS.

– L’escadron Poitou met en oeuvre 2 C130, 3 C160 et 2 Twin Otter.

– Le 4e RHFS dispose de 30 hélicoptères (Gazelle, Tigre, Puma, Cougar, Caracal) dont 2 appareils provenant de l’armée de l’air.

– Les moteurs des hélicoptères Caracal doivent être changés toutes les 60 heures au Sahel, contre 3000 heures en métropole.

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