Entretien avec le général de corps aérien Jean-François Furet-Coste

La zone de Défense et de sécurité Sud-Ouest :
une zone « à fort caractère opérationnel »,
un soutien de la population essentiel

-> Propos recueillis par Murielle Delaporte le 9 septembre 2014

Général Furet-Coste © M. Delaporte, Bordeaux, septembre 2014


 

Pilote de transport tactique, avec 6200 heures de vol essentiellement sur C160 Transall et C130 Hercules, le général de corps aérien Furet-Coste fut chef de la division ressources humaines au sein de l’Etat-major des armées avant de prendre ses fonctions comme Officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest (OGZDS-SO) en septembre 2013.

Dans l’entretien ci-dessous réalisé peu de temps avant son Adieu aux armes, le Général Furet-Coste explique le rôle de l’OGZDS, fonction qu’il a donc occupée à Bordeaux jusqu’au 18 septembre dernier et fait le bilan d’une année 2014 marquée sous le double signe de l’efficience et de l’esprit de Défense.

 

 

Général, vous avez assuré la fonction d’officier général en charge de la zone de Défense et de sécurité du Sud-Ouest de septembre 2013 à septembre 2014 : pouvez-vous décrire les fonctions et les missions que vous venez d’assumer ?

Les missions de l’OGZDS

Bien que général de corps d’armée aérien, donc aviateur, ma fonction à Bordeaux a consisté à assurer le rôle de représentant zonal du Ministère de la défense sur la zone Sud-Ouest. Celle-ci est composée de quatre régions : Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Limousin. Relai de commandement du Ministre et du Chef d’état-major des armées, l’OGZDS assure en zone Sud-Ouest quatre missions majeures :

  • Il conseille tout d’abord le Préfet de la Gironde, le Préfet de la Région et le Préfet de zone en matière de défense.
  • Il coordonne les moyens interarmées dans le cadre des missions globales de sauvegarde générale : lorsque la défense opérationnelle du territoire est activée, la mission de protection de la population et du territoire peut ainsi consister à prendre le commandement de l’ensemble des troupes stationnées dans la zone.
  • Il doit également s’assurer que ces dernières – soit 43 000 personnes issues de toutes les armées et de tous les services – bénéficient du soutien nécessaire au travers d’un réseau de dix bases de défenses (BdD), au sein desquelles les soutiens ont été mutualisés.
  • Enfin, il contribue activement au rayonnement des armées en s’appuyant notamment sur des correspondants (les délégués militaires départementaux) présents dans chacun des vingt départements de la zone.

 

Les caractéristiques de la zone Sud-Ouest

Cette zone est importante à trois niveaux :

  • géographiquement, puisqu’elle couvre environ le quart de la France ;
  • en termes d’effectifs stationnés, puisque les 43 000 personnels se répartissent en une vingtaine de régiments, trois camps, six bases aériennes, une base navale, dix bases de défenses, six états-majors, un hôpital d’instruction des armées, ainsi que différents établissements du Service des essences des armées, de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Secrétariat général pour l’administration (SGA) ;
  • en termes de présence militaire, puisqu’il s’agit de la cinquième zone de défense.

Elle revêt par ailleurs trois caractéristiques essentielles, à savoir sa dimension interarmées (elle accueille 21 000 personnels de l’armée de Terre, 11 000 de l’armée de l’Air, 700 de la Marine nationale, 3 000 personnels des armées et directions des services, 8 000 civils, sans oublier 6 000 réservistes), sa forte spécificité aéronautique (la zone  accueille une présence significative de l’armée de l’Air avec ses bases aériennes qui mettent en œuvre des avions de chasse, de transport à Bordeaux, des drones à Cognac, mais également des unités de l’ALAT, de nombreuses unités parachutistes et également une direction aéronautique relevant de la DGA), et son fort caractère opérationnel (sont stationnés des escadrons de l’aviation de combat, des forces spéciales, des troupes parachutistes, des régiments des troupes de Marine, etc). Fortes de leur capacité opérationnelle marquée, ces unités stationnées sur la zone peuvent ainsi être projetées rapidement pour entrer en premier sur un théâtre. Elles ont pour elles l’efficacité opérationnelle, la robustesse et sont dotées de matériels souvent très modernes (Rafale, Tigre, drones, etc). La zone Sud-Ouest a de fait payé un lourd tribut avec au cours de mon commandement la perte de trois hommes et de nombreux blessés. Le soutien de la population s’avère à cet égard absolument essentiel.

 

Comment caractériseriez-vous votre action au cours de cette année de commandement ?

Deux grandes activités ont guidé mon action durant cette année : la transformation et le rayonnement.

La transformation

Nous devons constamment faire évoluer les formations et les organisations, puisque nous devons nous adapter en permanence dans le cadre des orientations fixées par le LBDSN 2013 et de sa déclinaison dans la LPM 2014-2019. Un certain nombre de changements ont donc été conduits dans la zone Sud-Ouest tout au long de l’année 2014, marqués par une déflation des effectifs de 500 personnels. On peut considérer à cet égard que notre zone a été relativement préservée par rapport à la moyenne nationale, puisqu’entre 2008 et 2019, un total de 80 000 personnels, soit un quart des effectifs des armées, est concerné par les réductions. Sur la période de la LPM, ce sont 7500 personnels par an qui doivent être déflatés. L’accompagnement des personnels concernés par ces départs parfois contraints est important.

En termes d’organisation, en 2014 la zone a perdu deux détachements (à Bergerac et à Guéret) et deux CIRFA (ndlr : Centres d’information et de recrutement des forces armées) ; la base aérienne de Saintes s’est rapprochée de celle de Rochefort. Deux états-majors – l’un s’occupant de la dimension opérationnelle, protection et sauvegarde des populations et l’autre de la dimension soutien – ont été fusionnés économisant ainsi une trentaine d’effectifs à Bordeaux. Développement positif pour la région, nous avons en revanche accueilli à Cazaux un escadron d’Alphajet venant de Dijon. Il s’agit d’une des étapes de la mise en place à Bordeaux du Commandement des forces aériennes (CFA), dont la structure de commandement était à Dijon et arrive cette année à Bordeaux rejoignant ainsi le Commandement du soutien des forces armées (CSFA), même si l’état-major travaillant au profit de ce commandement restera implanté encore quelques temps à Dijon. A terme, l’ensemble du CFA (donc CFA + CSFA) sera regroupé à Bordeaux avec à sa tête le général de corps aérien Soulet, lequel me succède également comme OGZDS dans la dimension interarmées. [NDLR : en 2015 la zone connaîtra, en plus du transfert du CFA à Bordeaux-Mérignac et de son fusionnement avec le CSFA, la disparition d’un escadron au 515e RT et au RICM, d’une section au 1er RCP, au 126e RI et au 35e RAP, la transformation du 8e RPIMa en RI NG, et le transfert du CFME de Saintes à Orange, la fermeture de la Base navale de l’Adour, du CRE de Castelsarrasin et du DEA de Bordeaux-Mérignac sur 2 ans.]

Comme le souligne le Chef d’état-major des armées, le général De Villiers, la transformation est un état d’esprit : nous sommes dans une phase d’adaptation permanente pour gagner en performance et en efficience, apprendre à travailler autrement en faisant au mieux avec les ressources allouées, mais toujours ensemble, afin de réaliser les missions et les contrats opérationnels qui nous sont confiés. C’est bien cet état d’esprit que j’ai essayé d’insuffler à mon commandement au cours de cette année 2014.

Le rayonnement

La seconde dimension forte de l’année que j’ai vécue à Bordeaux, c’est le rayonnement, c’est-à-dire les relations avec les institutionnels, les autorités préfectorales, les autorités politiques ou encore l’Education nationale. Nous entretenons avec cette dernière des relations très particulières, car nous cherchons à développer de façon croissante le contact avec les jeunes dans le but de souligner l’importance qu’il faut accorder à la dimension mémorielle de notre action et au poids de l’Histoire. Les relations avec les acteurs du monde économique guident et sous-tendent en particulier l’organisation du maintien en condition opérationnelle (MCO). Il s’agit de gagner en efficience et développer les synergies, mais aussi de permettre à ces derniers de mieux connaître les compétences des personnels de la Défense de façon à faciliter leur reconversion lorsque celle-ci doit avoir lieu.

Credit: http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/09/06/blaye-100-drapeaux-et-parmi-les-100-heros-un-abbe-545530.html

Crédit photo: france3-regions.francetvinfo.fr

Cette année 2014 aura été particulièrement marquée par le lancement du cycle de commémorations de la Première guerre mondiale, du 60ème anniversaire de la Libération de la France, mais également de la victoire sur le nazisme avec les grandes manifestations organisées en Normandie et en Provence. De même, de nombreuses cérémonies ont marqué différents anniversaires liés à l’armée de l’Air, dont on a fêté les 80 ans à Cazaux,  mais aussi les 100 ans de la première mission aérienne et le retrait du Mirage F1 à Mont-de-Marsan, ainsi que les 50 ans des Forces aériennes stratégiques.  Une manifestation d’importance avait également été souhaitée par le CEMA dans le cycle de commémoration de la Première guerre mondiale, avec la présence de 100 officiers généraux dans 100 départements commémorant la montée au front d’un régiment ou d’une formation issu du départemen[1]. Nous avons ici mis à l’honneur un régiment et un héros soulignant les qualités exceptionnelles et l’exemplarité de l’engagement des personnels partis en masse pour aller défendre le pays, défendre nos valeurs et nous permettre aujourd’hui d’être là où nous en sommes. Le but était de souligner que les valeurs du « Poilu » de 1914 demeurent celles du soldat de 2014, qu’il s’agisse du courage, de l’engagement total, du don de soi, de l’exemplarité du chef, de la solidarité, de la cohésion,  ou encore de la fraternité d’arme… J’ai ainsi eu l’honneur de présider une cérémonie à Blaye rendant hommage au 144e régiment d’infanterie de  Bordeaux, qui, monté au front le 5 août 1914, subi de très importantes pertes, ainsi  qu’à l’abbé Jean-Gaston Giraud, brancardier pendant la Grande Guerre, lequel démontra à l’occasion de ses années au front dans l’Est de la France toutes les qualités extraordinaires de quelqu’un prêt à tout donner pour défendre son pays. Dans chacun des 100 départements français, la même cérémonie s’est tenue au même moment, le CEMA présidant celle d’Orléans. Ce fut un grand moment d’émotion autour de ces valeurs intemporelles qui font notre armée aujourd’hui, un moment marqué par une grande solennité et une grande rigueur dans son exécution.

Comment bien préparer le pays – et la zone Sud-Ouest en particulier – aux menaces actuelles face à la réduction des moyens et un lien Armée-Nation aujourd’hui affaibli ?

Nous disposons d’un cadre, le LBDSN, définissant l’état de la menace potentielle et une LPM adaptée aux contrats que nous devons respecter pour précisément faire face à l’éventail de ces menaces, avec des moyens méritant une attention toute particulière dans la mesure où, ainsi que le souligne le CEMA, « le costume est taillé au plus juste ». Nous disposons des capacités pour remplir les missions qui nous sont assignées par la LPM, mais ceci est le fruit d’un équilibre assez fragile entre les ambitions, les capacités et les moyens financiers qui nous seront accordés années après année. Des efforts ont été faits pour que nous soyons en mesure, à la fois en termes de capacités et d’effectifs – et donc avec des organisations que nous optimisons en permanence pour gagner en efficience – de remplir ces missions. Si jamais les ressources qui nous sont promises, et qui ont été rappelées par deux fois par le président de la République, venaient à ne pas être au rendez-vous, nous aurions à revoir la copie. Ce serait un autre travail qu’il faudrait faire, car l’équilibre est fragile. Nous avons gardé l’éventail des capacités avec des niveaux adaptés aux contrats qui nous sont demandés. Nous restons l’armée d’Europe la plus opérationnelle ou du moins celle disposant d’un éventail de capacités, d’une autonomie de décision et d’une capacité d’intervention sans équivalent. Si les ressources n’étaient pas au rendez-vous, il faudrait revoir cet équilibre et remettre notre stratégie à plat en enlevant une partie de nos capacités, ce que personne ne souhaite. Nous ne pourrions conserver cette autonomie d’appréciation de décision, cette capacité à intervenir sur les théâtres avec l’efficacité qui a caractérisé les récentes interventions de l’armée française (Libye, Mali, BSS, Centrafrique).

En ce qui concerne la protection des populations, nous avons changé le dispositif Vigipirate, mais le fond demeure le même. A chaque instant, il faut savoir que 1 000 aviateurs assurent la police du ciel et garantissent la souveraineté aérienne, sans compter les moyens de sauvegarde maritime et des capacités d’intervention sur le terrain comprenant 2 500 personnes dédiées en permanence à la protection des populations. Vigipirate a été révisé non pas en termes de posture, mais dans le but de simplifier et de clarifier les différents niveaux de menace auprès de la population. La perception de la menace s’est amoindrie, alors que cette dernière est malheureusement toujours présente. Il fallait donc retrouver une sémantique montrant que nous sommes toujours en position de vigilance et ce sont ces termes qui ont été choisis : vigilance (et vigilance renforcée) et alerte attentat. Nous avons toujours cette capacité de protection de la population, celle-ci se déclinant aussi au travers de nos interventions à l’extérieur de nos frontières, y compris aux marges de l’Europe comme en Afrique et en Afghanistan, ainsi que par le biais de la dissuasion, véritable colonne vertébrale de notre stratégie de défense.

Les opérations récentes étant aujourd’hui particulièrement éprouvantes, le soutien de nos concitoyens en est d’autant plus nécessaire. Les soldats qui partent pour une opération extérieure tirent le courage d’intervenir au péril de leur vie s’ils savent que la population est derrière eux. Celle-ci le comprend d’autant mieux si on lui explique clairement les enjeux et si on diffuse l’esprit de Défense.

 

En tant que responsable de la Défense et de la sécurité de la zone Sud-Ouest, avez-vous pu mesurer certains progrès en matière d’esprit de Défense au vu des interventions récentes ?

J’ai pu remarquer que les armées avaient bonne presse dans l’opinion publique. Elles enregistrent à l’heure actuelle un taux record de 88% d’opinions favorables au sein de cette dernière. Nous avons une bonne adhésion de la population au niveau des interventions, qui ne s’est pas détournée des armées même pendant le conflit en Afghanistan ou les combat durs que nous avons connus en Libye et au Mali.

D’où l’importance des cérémonies commémoratives, la dimension mémorielle passant en particulier par l’association des plus jeunes – dans toutes nos cérémonies nous essayons de fait d’impliquer des enfants, notamment au travers de la lecture (biographie du héros ; historique du drapeau ; etc) -, et de tout ce qui participe à la diffusion de l’esprit de Défense, tel que l’association des jeunes à des rallyes citoyens et la réserve. Etre réserviste, c’est en effet être civil et militaire à la fois. La zone Sud-Ouest compte 6 000 réservistes de tous grades, de toutes armées et de tous milieux. On y trouve quelques anciens militaires, mais surtout des civils, notamment des jeunes qui cherchent à s’engager. Sans la réserve, nous ne sommes plus en état aujourd’hui d’assurer toutes nos missions à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance. La réserve opérationnelle et citoyenne est une composante essentielle des armées en créant un pont entre les armées et la population civile qui doit comprendre, adhérer et nous aider à réaliser nos missions.

Nous avons également développé des partenariats au titre de ce qu’on appelle des « Correspondants réserve entreprise-Défense » (CRED) [2] avec des entreprises à Toulouse et Bordeaux, visant à promouvoir le rôle de la réserve et à permettre aux réservistes qui sont déjà employés dans des entreprises de sortir d’une certaine clandestinité. Nous nous trouvons en effet dans une situation singulière, où des personnels salariés ne montrent pas qu’ils sont réservistes et prennent sur leurs congés pour respecter leur engagement. Une prise de conscience a eu lieu et un dispositif a été mis en œuvre afin de montrer aux entreprises qu’elles ont un intérêt à inciter les salariés souhaitant servir au titre d’un engagement dans la réserve à le faire ouvertement. Ces partenariats participent de ce mouvement.

Depuis le 18 septembre dernier, mon successeur, le général de corps aérien Serge Soulet, est donc à la fois en charge de la Défense et de la sécurité de la zone Sud-Ouest et à la tête du CFA/CSFA, rejoignant les autres OGZDS qui ont également une dimension organique dans leur responsabilité. La zone de Défense et de sécurité Sud-Ouest est la seule qui soit « Air », les autres étant « Terre ». Il s’agit là d’un retour à une structure équivalente à ce qu’a connu mon prédécesseur le général de corps aérien Laurent, premier OGZDS aviateur ayant pris la suite de 63 officiers généraux de l’armée de Terre.  Compte tenu de la dimension aéronautique marquée de la région Aquitaine, il avait en effet été décidé par l’EMA que l’OGZDS serait un aviateur. Ce fut donc d’abord le général Laurent qui a cumulé cette fonction avec celle de Commandant du soutien des forces aériennes (CSFA), puis ce fut mon tour, mais avec une mission OGZDS uniquement tournée vers la dimension interarmées. Le général Soulet, va quant à lui cumuler cette responsabilité avec celle du CFA, nouveau commandement regroupant à la fois le CFA et le CSFA : une nouvelle phase et une charge significative en perspective, qui vont nécessiter à n’en point douter un nouvel ajustement et de nouvelles procédures à mettre en place…

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[1] NDLR :  Voir http://www.defense.gouv.fr/actualites/dossiers/100-heros-100-villes-100-drapeaux

[2] NDLR : Voir notamment  sur ce sujet

 Crédit photo: http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/09/06/blaye-100-drapeaux-et-parmi-les-100-heros-un-abbe-545530.html

 

REFERENCES COMPLEMENTAIRES 

Voir également sur ce sujet

http://www.defense.gouv.fr/actualites/communaute-defense/prise-de-fonctions-du-general-furet-coste-nouvel-ogzds-so

http://www.sudouest.fr/2014/09/18/l-adieu-aux-armes-du-general-furet-coste-1675154-2780.php

http://www.sudouest.fr/2013/11/12/la-zone-de-defense-sud-ouest-face-aux-restrictions-1226601-882.php

http://www.networkvisio.com/lsp-laurens-sebastien-philippe/tv-general-jean-francois-furet-coste-partenariat-entreprise-a.html?vod=8046

http://www.paxaquitania.fr/2014/09/bordeaux-les-adieux-aux-armes-du.html

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/09/06/blaye-100-drapeaux-et-parmi-les-100-heros-un-abbe-545530.html

 

Et en ligne sur notre site 

https://www.operationnels.com/2014/09/10/special-ads-show-le-general-jean-francois-furet-presente-lads-show/

https://www.operationnels.com/2014/10/08/installation-du-cfa-bordeaux/