Vu sur le web (gouvernement.fr) – Accord sur les BPC Mistral
La France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux BPC Mistral.
François Hollande et Vladimir Poutine se sont entretenus le 5 juillet afin de confirmer que la France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de 2 bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral. Le président de la République et Vladimir Poutine se sont félicités du climat de partenariat amical et ouvert qui a marqué les négociations.
Aux termes de cet accord, « il n’y a plus de contentieux », a déclaré Jean-Yves Le Drian le 6 août. Le dossier est clos :
- La Fédération de Russie est exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat.
- Les équipements russes qui ont été installés sur les bâtiments seront restitués.
- La France aura la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments.
- « Le prix initial de ces bateaux était d’environ 1,2 milliards d’euros. Le prix de l’accord, qui est le meilleur possible, sera inférieur ». « Le montant exact sera communiqué rapidement au Parlement parce qu’il y aura une loi de ratification ».
« Il n’y aura avec cet accord aucune conséquence pour l’emploi ». « Il y aura d’autres acquéreurs. Un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt » pour ces deux bâtiments. « Il est souhaitable de le faire le plus rapidement possible. On ne pouvait pas le faire tant que le contentieux n’était pas réglé avec la Russie ». « La décision de ne pas livrer ces deux bâtiments a été prise en octobre 2014. Depuis, nous avons exporté pour 15 milliards d’euros d’équipements militaires français. La signature française est respectée » et ce dossier particulier n’a aucun impact sur la confiance accordée à la France.
Pour rappel, « l’engagement de vendre ces bâtiments de type Mistral avait été pris en 2011 ». « Depuis il y a eu la crise en Crimée et la crise ukrainienne où la diplomatie française a été déployée » pour trouver une solution politique, notamment à travers les discussions en format Normandie et l’accord de Minsk2 intervenu en février 2015. « Cependant, la crise est toujours là ». Un certain nombre d’étapes importantes politiques et sur le terrain restent à franchir pour mettre pleinement en œuvre Minsk2. Les sanctions européennes contre la Russie restent d’ailleurs, pour cette raison, toujours en place. Aussi, le « président de la République a estimé qu’il n’était pas souhaitable d’ajouter du risque à la menace et de livrer ces deux bateaux ».
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