Best OPS 2026 – Analyse – La première partie de cette analyse examinait la manière dont les cartels mexicains étendent leur emprise sur les territoires et les populations, jusqu’à exercer une forme de souveraineté concurrente de celle de l’Etat. La deuxième partie s’attachait à caractériser les ressorts de ce modèle criminel hybride et à les confronter aux modes d’action de la DZ Mafia en France.
Cette troisième et dernière partie élargit la réflexion aux dynamiques actuellement à l’œuvre sur le territoire français et aux réponses qu’elles appellent : jusqu’où peut aller cette convergence et à partir de quel seuil le risque de « mexicanisation » devient-il un véritable enjeu d’anticipation ?
III. Quelle mobilisation face à la menace du trafic de drogue en France ?
Dès mars 2024, Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, alertait devant la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic sur le risque d’une « mexicanisation », évoquant notamment la poursuite des affrontements entre bandes criminelles jusque dans les établissements pénitentiaires. Il expliquait ainsi lors d’une audition devant le Sénat que « L’augmentation exponentielle de la concurrence entre groupes criminels a conduit à une explosion des narchomicides en 2023 » et poursuivais de la façon suivante :
« Je souligne que 109 des 113 faits constatés sont directement liés au narcotrafic, le milieu traditionnel corso-marseillais ayant été totalement submergé par le narcotrafic des cités. Il en résulte une démultiplication des règlements de comptes liés au trafic de drogue, alors qu’ils découlaient plutôt, par le passé, de la lutte pour le contrôle du racket ou des machines à sous et qu’ils étaient menés par le chef de l’organisation ou par ses principaux lieutenants, en visant les dirigeants et les lieutenants du gang rival et en s’assurant d’une certaine discrétion.
Désormais, les crimes sont commis à visage découvert et parfois revendiqués sur les réseaux sociaux, ce qui entraîne une explosion du nombre d’élucidations, mais sans rien régler au problème puisque seules les petites mains du trafic sont concernées et qu’il est malaisé de remonter jusqu’aux commanditaires.
J’ai mentionné, lors d’une interview, une baisse des narchomicides : là où deux à trois faits étaient enregistrés chaque semaine en 2023, seuls deux faits pouvant être qualifiés de narchomicides sont survenus depuis le début de l’année. Dans une vision optimiste, les vagues d’interpellations mises en oeuvre par les juges d’instruction et par la police judiciaire ont permis de mettre les équipes de tueurs derrière les barreaux, mais nous nous inquiétons d’une « mexicanisation », c’est-à-dire d’une poursuite des affrontements entre bandes criminelles dans les établissements pénitentiaires. Un assassinat et une tentative d’assassinat y ont eu lieu récemment, ce phénomène étant très préoccupant. » [1]
Même si le degré de mexicanisation du narcotrafic en France fait débat au sein de la classe politique, la menace ne doit pas être prise à la légère. Elle appelle non seulement un renforcement des moyens d’action de l’État, mais aussi un cadre d’analyse et d’anticipation plus transverse, favorisant une approche véritablement interministérielle. Celle-ci gagnerait également à associer plus étroitement les acteurs académiques, journalistiques et associatifs afin de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre et d’élaborer des réponses adaptées au développement du narcotrafic en France.
Prenant très au sérieux la menace de l’extension du trafic de stupéfiants, le gouvernement français a notamment promulgué la Loi du 13 juin 2025 visant à sortir le pays du piège du narcotrafic. La France s’est également dotée d’un parquet national anticriminalité (PNACO) inspiré du modèle du parquet national anti-terroriste (PNAT). Parallèlement, l’OFAST (office anti-stupéfiants) a vu ses effectifs et ses moyens renforcés de manière continue depuis sa création en 2019, le rapport Blanc appelant même à en faire une entité s’inspirant du modèle américain de la DEA (Drug Enforcement Administration) [2].
Depuis 2023, le ministère de l’intérieur mène également des opérations dites « place nette » voire « place nette XXL » afin de perturber le trafic de stupéfiants et de circonscrire le développement du narcotrafic et des quatre mille points de deal officiellement identifiés [3]. Par ailleurs, le ministère de la Justice a indiqué la création en mars 2025 de deux quartiers de surveillance renforcée visant à surveiller plus étroitement les narcotrafiquants au sein des établissements pénitentiaires de Vendin-le-Vieil et de Condé-sur-Sarthe.
Enfin, le ministère des Armées des Anciens Combattants – et particulièrement la Marine nationale – , ont déployé des moyens importants de lutte contre le narcotrafic notamment aux Antilles via le centre des opérations (CENTOPS) des forces armées aux Antilles (FAA) et en menant des actions de l’Etat en mer (AEM) en opérant au côté de nombreux acteurs que sont : la police, la Gendarmerie, les douanes et la justice. En 2024, les forces armées aux Antilles ont ainsi procédé à la saisie de plus de vingt-huit tonnes de produits stupéfiants dans l’ensemble de leur zone de responsabilité. S’étendant de la Floride au Brésil, la zone maritime Antilles constitue un espace considérable qui recouvre près de 138 000 km², soit deux fois la surface de la mer Méditerranée.
A la réponse des organes officiels de l’Etat s’ajoute celle des journalistes d’investigation et des associations de prévention et de lutte contre le narcobanditisme qui permettent de prendre conscience de l’ampleur du narcotrafic et de dénoncer les tentatives de corruption à l’œuvre au sein de notre société.
Face à cette mobilisation, et surtout à l’hypermédiatisation de la montée en puissance du trafic de drogue en France, certains dénoncent la construction d’un « ennemi commode » et d’un narratif politique ou narco récit alimentant une forme de dramaturgie autour du narcotrafic [4]. Selon cette lecture, l’accent serait mis de manière excessive sur la lutte contre l’offre, au détriment d’une politique publique agissant également sur la demande.
Une telle approche passerait notamment par un travail de fond de transformation des quartiers défavorisés, un soutien accru aux associations de prévention et aux services sociaux, ainsi que des politiques de prévention, de santé publique et d’éducation.
Nous assisterions donc à une mise en scène du traitement par l’exception d’un phénomène de destruction des territoires à défaut de la mise en œuvre d’une politique de droit commun. A ce stade de notre réflexion certains ordres de grandeur méritent d’être rappelés : d’une part, le taux d’homicide en France demeure vingt fois inférieur à celui en vigueur au Mexique (1.3 pour 1 000 en France contre 24.9 au Mexique) et , d’autre part, le narcotrafic en France a plus les moyens d’une ETI (entreprise de taille intermédiaire) que d’une GE (grande entreprise).
Ce qui est sûr est que le narcotrafic en France ne relève plus de la catégorie des PME (petite et moyenne entreprise) [5], sans être pour autant pour le moment dans une organisation hyper structurée. Notre propos n’est pas de créer un mythe moderne au sens où Roland Barthes l’entend [6], tandis que nous ne devons pas perdre de vue que l’ensemble de notre territoire est exposé de manière très différente aux risques induits par le narcotrafic.
Notre regard reste en effet très largement concentré sur certaines villes métropolitaines, au risque de masquer les formes différentes que peut prendre la pénétration du narcotrafic dans les populations et les territoires ultramarins. C’est notamment le cas en Guyane française, seul territoire de l’Union européenne situé sur le continent sud-américain, où les dynamiques criminelles répondent à des réalités géographiques, sociales et transfrontalières spécifiques.
Depuis plus d’une décennie, l’aéroport de Cayenne est de fait identifié comme un important lieu de passage de « mules » du narcotrafic, ces personnes soudoyées pour transporter de la drogue dans leurs bagages ou dans leur estomac (in corpore) [7]. On estime ainsi que chaque année en Guyane, dix mille passeurs transportent de la cocaïne depuis l’aéroport de Cayenne jusque dans l’Hexagone. Soixante pour cent d’entre eux ont moins de trente ans [8].
Mais le narcotrafic ne se limite pas à cette voie aérienne. Les deux grands fleuves-frontières de la Guyane, le Maroni à l’ouest et l’Oyapock à l’est, peuvent à bien des égards être considérés comme de véritables zones grises. La porosité de ces espaces frontaliers favorise aussi bien l’orpaillage clandestin que les trafics illicites, dont le narcotrafic. Ces dynamiques perturbent profondément les écosystèmes tout comme les communautés humaines isolées qui vivent sur ces territoires [9].
En conclusion, si une « mexicanisation » du narcotrafic français peut encore paraître lointaine, certaines évolutions observées invitent néanmoins à ne pas sous-estimer la menace, ni tomber dans un déni qui nous ferait passer à côté des risques que représente cette montée en puissance du trafic de stupéfiants en France. L’assassinat du frère d’Amine Kessaci [10], militant écologiste marseillais connu localement pour son combat auprès des proches victimes du narcobanditisme, est aujourd’hui qualifié de « meurtre d’intimidation » par le ministre de l’Intérieur. Un tel mode opératoire rappelle certaines pratiques des narcotrafiquants mexicains et témoigne d’une radicalisation préoccupante de la criminalité liée au narcotrafic en France.
Pathologie sociale engendrant destruction du lien d’appartenance et du lien social au sein des territoires, le trafic de drogue contribue également à paupériser et inspirer la terreur au sein des populations. Ces actions présentent là encore des similitudes croissantes avec certaines pratiques observées au sein des cartels mexicains.
Plusieurs tendances en témoignent : la promotion d’une violence endémique qui touche une population de plus en plus jeune dans les quartiers défavorisés ; la multiplication des tentatives de corruption visant notamment des fonctionnaires de justice ou des agents portuaires ; la manne financière considérable dont disposent désormais les trafiquants ; enfin, l’emprise croissante de certaines organisations criminelles sur le narcotrafic. Autant de phénomènes qui témoignent de la montée en puissance et de la radicalisation du narcobanditisme en France.
Cette évolution n’a cependant rien d’inéluctable. L’action des forces de sécurité intérieure et de la justice a porté des coups importants à la DZ Mafia : plusieurs centaines de ses membres ont été incarcérés depuis 2024 et la plupart de ses chefs historiques ont été interpellés ou mis en prison. Selon l’Office anti-stupéfiants (OFAST) – lequel est rattaché à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) -, l’organisation apparaît aujourd’hui fortement déstabilisée et reste très éloignée des capacités atteintes par les cartels latino-américains.
Cette pression ne signifie pas pour autant la disparition de la menace, en ce sens qu’elle contribue parallèllement à sa recomposition. L’apparition de la « DZ Mafia Nouvelle Génération » (DZNG), sur fond de dissensions internes, illustre cette capacité d’adaptation. Présentée par le Service d’information de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée (SIRASCO) – service de renseignement criminel de la direction nationale de la police judiciaire – comme une évolution de la structure de direction de la DZ Mafia, cette nouvelle « franchise » criminelle serait plus violente et reprend jusque dans sa communication certains marqueurs symboliques associés aux cartels mexicains. La réponse de l’Etat contribue donc à contenir le risque de changement d’échelle, sans pour autant parvenir à éradiquer totalement la capacité de nuisance et d’adaptation de ces organisations criminelles [11], ce qui s’avère bien sûr particulièrement difficile.
Sans atteindre les capacités et le pouvoir de déstabilisation des cartels mexicains, certaines organisations françaises et européennes se rapprochent de plus en plus des modes d’organisation, seuils capacitaires et niveaux de violence comparables observés dans cette partie du monde. Le précédent de la Mocro Maffia est à cet égard particulièrement éclairant. L’expression ne désigne pas une organisation mafieuse unique, mais une nébuleuse de clans criminels principalement implantés aux Pays-Bas et en Belgique, capables de coopérer comme de s’affronter selon les circonstances. Historiquement issus du trafic de cannabis, ces groupes ont progressivement investi celui, beaucoup plus lucratif, de la cocaïne, jusqu’à devenir des acteurs majeurs de son acheminement en Europe. Leur maîtrise des réseaux logistiques et portuaires, leur puissance financière, leurs connexions internationales et leur capacité à projeter la violence au-delà de leurs territoires d’origine leur ont permis de franchir un seuil supplémentaire dans l’hybridation criminelle.
Cette évolution concerne directement la France, puisque la Mocro Maffia entretient des liens avérés avec des trafiquants français, qu’elle approvisionne ou avec lesquels elle peut ponctuellement s’associer. Elle est également capable de recourir à des équipes locales pour exercer des violences, régler des litiges ou intimider des groupes concurrents sur le territoire français [12]. A noter cependant une différence structurelle majeure qui semble pour le moment limiter la comparaison entre la France et le Mexique, à savoir l’accès aux armes. Les cartels mexicains bénéficient de la proximité immédiate du marché américain, où la disponibilité des armes à feu est sans commune mesure avec celle observée en Europe. Selon l’ATF, agence fédérale américaine notamment chargée du contrôle et du traçage des armes à feu, environ soixante-dix pour cent des armes récupérées au Mexique et soumises à l’agence pour traçage en 2024 étaient d’origine américaine. Le Texas et l’Arizona constituent notamment des sources importantes d’armes ensuite acheminées illégalement vers le Mexique [13].
La circulation et le trafic d’armes constituent certes une préoccupation croissante en France, tandis que certaines organisations criminelles s’en procurent toujours davantage. Mais l’échelle, la disponibilité et les conditions d’approvisionnement restent sans commune mesure avec celles dont bénéficient les cartels mexicains. Cette différence contribue à expliquer l’écart qui subsiste entre les capacités de violence des organisations criminelles françaises et le degré de militarisation atteint par certains cartels mexicains.
Il est néanmoins clair que les organisations criminelles font preuve d’une innovation et d’une agilité organisationnelle permanentes. Par nature hybrides, elles disposent d’une capacité d’apprentissage qui les rend aptes à exploiter nos failles sociétales. L’expérience mexicaine, tout comme celle de la Mocro Maffia, montre que le changement d’échelle peut être progressif, jusqu’au moment où la criminalité organisée acquiert une capacité réelle de contestation de l’autorité publique.
L’enjeu est donc de déterminer à partir de quel seuil l’accumulation de capacités criminelles – puissance financière, contrôle territorial, corruption, intimidation, maîtrise des flux logistiques, recours à une violence organisée et capacité d’influence – commence à produire des effets dépassant le seul champ de la criminalité organisée.
C’est précisément avant le franchissement de ce seuil que doit intervenir l’anticipation. Aucun territoire ne peut désormais se considérer durablement hors de portée de ces organisations criminelles prédatrices. La « mexicanisation » apparaît dès lors moins comme un état à constater que comme une trajectoire à empêcher.
Notes :
[1] Sénat, Audition des chefs de juridiction du tribunal judiciaire de Marseille,devant la Commission d’enquête sur l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier, audition de Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, 5 mars 2024 >>> https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20240304/ce_narcotrafic.html
[2] Sénateurs Jérôme Durain, Etienne Blanc, Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic, Rapport n° 588 déposé le 7 mai 2024.
[3] https://www.interieur.gouv.fr/Contre-le-narcotrafic
[4] Laurent Bonelli, Narcotrafic, un ennemi commode, Le Monde diplomatique, N°860, Novembre 2025.
[5] Michel Kokoreff, Michel Peraldi, Monique Weinberger, Economies criminelles et mondes urbains, PUF, 2007.
[6] Roland Barthes, Mythologies, Seuil, 1957.
[7] Voir sur ce sujet le rapport du Sénat de 2020 : Mettre fin au trafic de cocaïne en Guyane : l’urgence d’une réponse plus ambitieuse, rapport n° 707, 15 septembre 2020 >>> https://www.senat.fr/rap/r19-707/r19-7072.html
[8] Camille Toulmé, Têtes de mules : La Guyane, l’emprise de la cocaïne, France télévisions, 2025.
[9] Romain Petit, Ariane et mars ; espace, défense et société en Guyane française, Ibis Rouge Editions, 2013.
[10] www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/18/lutte-contre-le-trafic-de-drogue-laurent-nunez-denonce-un-crime-d-intimidation-concernant-l-assassinat-de-mehdi-kessaci
[11] Voir à ce sujet l’article de Christophe Cornevin et Nicolas Farmine, Narcotrafics : plongée vertigineuse au cœur de la DZ Mafia, nébuleuse décimée mais toujours venimeuse , Le Figaro, 1er novembre 2026 >>> https://www.lefigaro.fr/marseille/narcotrafics-plongee-vertigineuse-au-coeur-de-la-dz-mafia-nebuleuse-decimee-mais-toujours-venimeuse-20261101
[12] Voir notamment sur ce sujet le rapport du Sénat de 2024 – Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic – dont un encadré sur la Mocro Maffia la décrit de la façon suivante : « Issus de gangs de rue, les membres de la Mocro Maffia sont devenus de puissants trafiquants : présents à Dubaï, où ils côtoient les représentants des plus grandes organisations criminelles mondiales, ils entretiennent des liens avérés avec des trafiquants français dont ils sont généralement les fournisseurs mais dont certains sont devenus des associés ponctuels – la Mocro Maffia a d’ailleurs la faculté d’employer des équipes locales pour projeter leur violence dans l’Hexagone afin de recouvrer une dette, de régler un litige ou d’intimider un groupe concurrent. » >>> https://m.gslb.senat.fr/rap/r23-588-1/r23-588-119.html
[13] Le chiffre exact citépar l’ATF est 70,5 %. ATF, Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives, Firearms Trace Data: Mexico – 2019-2024, Data Source: Firearms Tracing System, USA, 3 avril 2025 >>> https://www.atf.gov/firearms/report/firearms-trace-data/firearms-trace-data-mexico-2019-2024
Pour aller plus loin
- Jean-François Gayraud, Théorie des hybrides. Terrorisme et crime organisé, CNRS Éditions, 2017.
- Jean-François Gayraud, Le Nouveau Capitalisme criminel, Odile Jacob, 2016.
- Gaïdz Minassian, Zones grises. Quand les États perdent le contrôle, CNRS Éditions, 2018.
- Frédéric Charillon, Géopolitique de l’intimidation. Seuls face à la guerre ?, Odile Jacob, 2025.
- Jérôme Durain et Étienne Blanc, Un nécessaire sursaut : sortir du piège du narcotrafic, rapport n° 588, Sénat, 7 mai 2024.
- Camille Toulmé, Têtes de mules : la Guyane, l’emprise de la cocaïne, documentaire, France Télévisions, 2025.
Photo : Narcops réalisée par les Forces armées aux Antilles ©,Marine nationale, 19 mai 2026 >>> https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/lutte-contre-narcotrafic-plus-500kg-cocaine-saisies-caraibe