En 2008, il restait sept Super Frelon en service au sein de la 32F(dont un détaché à Hyères), dont le taux de disponibilité était au plus bas et le coût de maintenance au plus haut, puisqu’en raison de l’âge de l’appareil, il fallait compter 30 heures/ homme de maintenance technique pour chaque heure de vol de l’appareil.
Cette photo a été prise par Sandra Chenu-Godefroy le 30 avril 2010, lors du dernier vol opérationnel du Super Frelon – l’hélicoptère le plus lourd d’Europe.
PAR LE CAPITAINE DE VAISSEAU ALAIN HEMMER
Le soutien étatique des parcs d’aéronefs de la marine repose traditionnellement sur les capacités de maintien en condition opérationnelle (MCO) réparties entre le Service industriel de l’aéronautique ou SIAé (NTI3) et les unités militaires (NTI1 et NTI2). Les activités de maintenance étaient jusqu’à présent découpées en trois niveaux techniques d’intervention (NTI): le NTI1 qui consiste en des opérations simples de maintenance réalisées par les flottilles; le NTI2 qui nécessite des moyens de maintenance complexes : les opérations de NTI2 sont réalisées dans des ateliers, dans le cas où une utilisation de bancs de tests est par exemple nécessaire, ou sur des aires de visite aménagées pour la dépose d’organes et d’éléments structuraux de l’aéronef; le NTI3, qui nécessite des moyens et des compétences industriels, tels que bureaux d’études, bancs constructeurs, ou autres. Ces trois niveaux sont maintenant réduits à deux – le NSI pour niveau de soutien industriel et le NSO pour niveau de soutien opérationnel -, et c’est tout l’objet des réformes en cours que de refléter une telle simplification et la complémentarité qu’elle suppose.
[slidepress gallery=’diaporama-super-frelon’] Crédits photos : dernier vol du Super Frelon, Sandra Chenu-Godefroy, 30 avril 2010, BAN de Lanvéoc-Poulmic
Ce diaporama est le second d’une série illustrant le processus de reconstruction en cours en Afghanistan depuis maintenant plusieurs années. Il s’attache à présenter les conditions dans lesquelles les hommes et les femmes dédiés à cette tâche opèrent au quotidien.
Cette photo du Lac Naghlu a été prise par le Capitaine Jim Gingras (USAF) en décembre 2008.
Créé en mars 2008, le blog « Défense et Démocratie » cherche à ‹‹défendre les valeurs de la démocratie en éduquant à l’esprit de défense et en participant à la refondation du lien Armées-Nation››. Parmi les informations offertes dans ce cadre, voici une brève synthèse d’un article publié en mars 2009 et intitulé « La logistique navale : une faiblesse française ».
Cette photo d’un MRAP américain a été prise par le Capitaine Jim Gingras (USAF) en avril 2009 dans la Province de Parwan: ce dernier était en mission en Afghanistan à cette époque pour aider à la reconstruction des provinces de Kapisa et Parwan.
ENTRETIEN AVEC LE GENERAL ERIC ROUZAUD, COMMANDANT INTERARMEES DU SOUTIEN
SLD : Général, à la veille du dernier Retex (retour d’expérience), lequel qui finalisera onze mois d’expérimentation des bases de défense, quelles conclusions générales tirez-vous et quels sont les principaux motifs de satisfaction ?
Général Rouzaud : L’expérimentation que nous menons a confirmé la validité du concept de base de défense. Compte tenu des nombreux projets de mutualisations et de rationalisation entrepris dans le domaine de l’administration générale et du soutien commun, les bases de défense sont une véritable nécessité, car elles permettent de donner de la cohérence à un ensemble de profondes mutations.
Ce diaporama est le premier d’une série de photos prises par le Capitaine Gingras de l’US Air Force lors d’une mission en 2009 : il illustre les différentes étapes du processus de reconstruction en cours en Afghanistan depuis maintenant plusieurs années.
16/10/2010 – La dixième conference annuelle internationale « International Defence Logistics and Support 2010 » se tiendra du 29 juin au 2 juillet 2010 à Bruxelles (Hotel Le Plaza). IDLS2010 se concentre cette année sur le théâtre afghan, mais aussi sur les missions de maintien de la paix et de reconstruction.
PAR LE GENERAL GAVIARD
Dans un entretien publié par le Daily Mail le 13 octobre 2007, le Général Richard Dannatt, chef d’état-major de l’armée de terre britannique, déclarait à propos de la présence des troupes britanniques en Irak : « La campagne militaire que nous avons menée en 2003 consistait à enfoncer la porte. Si nous bénéficiions d’un certain consentement au début, ce dernier s’est transformé en simple tolérance et, ensuite, en grande partie, en intolérance. C’est un fait ». Il ajoutait : « le temps joue contre nous ».
Photo d’un MRAP américain prise par le Capitaine Jim Gingras (USAF) en avril 2009 dans la Province de Parwan.
PAR LE GENERAL GAVIARD
A partir des enseignements tirés du conflit israélo-Hezbollah de 2006, trois domaines particuliers peuvent faire l’objet de quelques pistes de réflexion : les opérations de guerre en zone urbaine, les actions non létales et la sortie de crise.
Les opérations aéroterrestres en zone urbaine sont, en effet, très délicates car les dommages collatéraux pèsent lourdement dans la gestion médiatique et politique d’un conflit. La proportionnalité de la riposte est difficile à contrôler surtout lorsque l’adversaire s’enterre et se fond dans la population civile comme ce fut le cas au Vietnam ou plus récemment au Liban sud.
La technologie apporte des solutions intéressantes comme l’utilisation des drones qui, lors du conflit israélo-Hezbollah, ont été employés abondamment, ou le repérage automatique des troupes amies au sol. L’emploi coordonné de l’aviation associé à une désignation des cibles par des éclaireurs sur le terrain s’avère également efficace mais peut aussi engendrer des dommages collatéraux importants. Ni la technologie ou la technique ne suffit pour vaincre un adversaire mobile, déterminé se mouvant dans un environnement urbain ami.
Il est intéressant de noter que l’armée de terre française a construit récemment une petite ville dans un camp de manœuvre, où elle peut s’entraîner au combat en zone urbaine et étudier différentes techniques combinées. Mais les concepts et les doctrines restent à écrire.
Les combats en zone urbaine sous-tendent la notion de proportionnalité et conduisent à envisager des actions non létales. De nombreuses recherches sont menées sur ce sujet : munition à effets réduits, modes d’action contrôlés, actions psychologiques… Mais là encore les études doivent se poursuivrent.
Par ailleurs, les hostilités ayant cessé, il faut occuper le terrain. Cette occupation nécessite des effectifs importants bloqués sur les théâtres d’opérations pendant de très nombreuses années, ainsi qu’on l’observe aujourd’hui au Kosovo, en Bosnie, en Cote d’ivoire, en Irak, ou en Afghanistan.
Ces immobilisations longues et coûteuses, qui se succèdent sans retour de troupes, hypothèquent inéluctablement les capacités d’interventions pour des engagements futurs et limitent de facto les décisions politiques correspondantes.
Exercice d’entraînement au combat en zone urbaine, un fusillier commando de l’air du CPA 10 ) ici en appui avant une extraction de personnes, Sandra Chenu-Godefroy, Mondésir.
La photo ci-dessus d’un Fusillier Commando Parachutiste en appui souligne l’extrême difficulté des combats en zone urbaine.
L’an dernier, le secrétaire de la défense Robert Gates avait déjà annoncé son objectif de revenir à un taux d’externalisation en matière de services au niveau antérieur à 2001, soit 26% des effectifs de son ministère contre 39% sous George Bush.
Avec la densification du réseau international, les entreprises demandent avec raison un niveau de langue soutenu devant permettre à leurs ingénieurs de participer au vaste système d’échanges qui se tisse mondialement.
Diaporama: Les artilleurs américains (Battalion Landing Team 1st Battalion, 9th Marine Regiment, 24th MEU) s’entraînent aux côtés du 93ème régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) de l’armée de terre française.
Photo: Les navires amphibies USS Nassau et USS Ashland font partie, avec les Marines de la 24e MEU (Marine Expeditionary Unit), du Groupe amphibie Nassau (« Nassau Amphibious Ready Group »).
PAR LE GENERAL JEAN-PATRICK GAVIARD
« Les opérations aériennes ont toujours fait l’objet d’un suivi politique serré. Le choix des cibles ou ciblage des objectifs a été, depuis la guerre du Vietnam, le moyen privilégié des responsables politiques pour exercer ce contrôle. Au Kosovo, pendant l’opération « Allied Force », nous avons connu de nombreuses contraintes politiques s’agissant du ciblage planifié. Sur ce chapitre, j’ai deux exemples concrets à évoquer : le premier concerne les attaques des ponts sur le Danube dans le centre de Belgrade; le second les objectifs situés sur le terrain de Podgorica au Monténégro, lesquels furent attribuées par les planificateurs du Centre d’opérations aux Mirages 2000D lors de la première mission du 24 mars 1999.Ces deux exemples me permettront d’illustrer concrètement le fonctionnement de la chaîne de contrôle nationale, depuis le niveau opératif situé sur le théâtre d’opérations, en l’occurrence à Vicenza en Italie, où je me trouvais au sein du centre de commandement et de conduite, jusqu’au niveau stratégique représenté par le Chef d’état major des armées et bien sûr le Président de la République à Paris.
S’agissant des ponts du Danube dans Belgrade, la séquence se situe à la fin de la campagne ou presque, c’est-à-dire au mois de mai 1999 (la campagne aérienne se terminera le 11 juin). Le général Mike Short, commandant de l’opération, avait proposé d’attaquer les ponts sur le Danube dans le centre ville, c’est-à-dire dans Belgrade même, pour comme il le disait alors « couper la tête du serpent ». Cette proposition fut très mal accueillie, en particulier, par le Président J. Chirac, qui savait qu’après la crise et le départ de Milosevic, il faudrait renouer le dialogue avec les Serbes. Car détruire les ponts sur le Danube dans Belgrade, c’était anéantir un symbole politique, culturel et économique. Le Danube est, en effet, comme chacun le sait ici un véritable cordon ombilical reliant de nombreux pays d’Europe centrale. L’unanimité étant de règle au sein de l’Alliance et le Président français ayant mis son veto, les ponts dans Belgrade furent épargnés. Il fallut bien sûr que le Président Chirac explique cette décision au Président Clinton, le Général Kelche au Général W. Clark alors Saceur, et moi-même au Général M. Short. Ce qui ne fut pas facile comme on peut l’imaginer aisément. Illustration concrète qu’au sein d’une coalition, il existe généralement des visions stratégiques différentes et qu’il convient donc de traiter ce problème en amont au risque de faire exploser ladite coalition. J’y reviendrai dans quelques instants.
A quand la sortie de crise en Afghanistan ? Alors que le « Focus » de cette semaine est la réflexion proposée par le Général Gaviard sur la …
Les deux premières photos se situent en Bosnie-Herzégovine sur le col de Javorack sur le mont Bjelasnica fin 1996 : on assiste à la progression en convoi de chenillettes de type Hägglunds BV-206 ou véhicules de l’avant chenillés (VAC) …
[slidepress gallery=’convois-logistiques-en-montagne’] Crédit photos 1,2 : Janick Marcès, ECPAD, Bosnie-Herzégovine, Novembre 1996; Credit photos 3,4,5 : Fabienne Seynat, ECPAD, France, Novembre 1996: Le « Focus » de …
La Saône-et-Loire était le lieu de passage d’une grande partie de l’armée allemande et de sa logistique, vers le sud et le sud-est, puis lors de son repli en 1944. Du 9 au 11 avril 2010, l’Association Maison de la Résistance et de la Libération du Chalonnais organise une « Opération Maquisards » permettant à ceux qui s’intéressent à l’histoire militaire de la seconde guerre mondiale de chercher l’ambiance des maquis de la Bourgogne du sud.
PAR LE GENERAL JEAN-PATRICK GAVIARD
Dans la perspective du sommet de l’Otan, le Président de la République proposait récemment à l’ensemble de ses homologues une « approche globale » dans le cadre de la résolution de la crise en Afghanistan. Une approche globale, c’est à dire une prise en compte de tous les paramètres de stabilisation d’un pays en crise, qui intègre bien entendu des aspects militaires mais aussi de reconstruction sous la responsabilité d’organisations exclusivement civiles. Une manière, en somme, de pérenniser les résultats d’une opération militaire coercitive, qui sans cette approche verrait ses acquis s’évanouir au vent des haines historiques dès le départ du dernier soldat engagé. C’est, entre autres, cet aspect de sortie de crise qui rend les équations afghane et irakienne si difficiles à résoudre…
Cette dernière séquence montre la fin du parcours de la rame franco-américaine jusquà l’endroit où se déroule l’exercice de déminage, puis l’exercice en lui-même.